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historique du cinema turc

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1soleil historique du cinema turc le Lun 26 Juil - 20:53

olib

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Histoire
Le cinéma turc débute en 1911, dans ce qui est encore l'empire ottoman, avec le documentaire intitulé La Visite du sultan Mehmet V Reşat à Monastir des frères Yanaki et de Milton Manaki[1]. Le premier réalisateur à se faire connaître dans les années 1920 jusqu'au années 1950, est Muhsin Ertugrul. Mais il faudra attendre Lufti Akad pour voir un réalisateur se faire connaitre à l'international. D'autres réalisateurs suivront sa voie tels que Metin Erksan ou Atif Yilmaz.
Le cinéma turc commence avec une période embryonnaire, de 1900 à 1923, où se succèdent petits documentaires et essais divers.

Il prend ensuite son essor durant la période qui va de 1923 à 1951 lors de la période dite « des gens de théâtre », où ce sont essentiellement ceux-ci qui assureront la production, une production souvent conventionnelle mais où apparaissent des films de bonne facture. Vedat Örfi Bengü, chantre du cinéma Egyptien en Turquie, est originaire du théâtre, comme Muhsin Ertuğrul Kadri Ögelman, Cahit Irgat, Avni Dilligil, Mümtaz Ener, et plus tard Sami Ayanoğlu (1951) Kâni Kıpçak (1951) Talat Artamel (1952) Süavi Tedü (1953) Cette liaison entre théâtre et cinéma reste cependant une des caractéristiques de la production turque, Zeki Kten ou Cenan Cetin en sont des exemples contemporains.

En 1951 commence la période dite des « cinéastes ». Kanun Namına avec « Au Nom de la Loi », Metin Erksan avec « Le Monde Obscur » Muharrem Gürses avec “Zeyneb’in Gözyaşları”, (Les Larmes de Zeynep) Yılmaz Batıbeki avec « Hıçkırık » (Le Hoquet) et « Aşk Istıraptır » (L’Amour est Douloureux), mélodrames populaires, témoignent d’un nouveau style. Le film "Les Trois Copains" parle d’amour, l’amitié, la solidarité, en utilisant une forme d’expression cinématographique sensible. Le coup d’état militaire de 1960 mettra en avant ce qu’il sera convenu d’appeler « réalisme social » « Gecelerin Ötesi » (Au delà des Nuits) de Metin Erksan. « Namus Uğruna » (Pour la Vertu) de Osman F. Seden, « Kanlı Firar » (La Fuite Sanglante) de Orhan Elmas, « Dolandırıcılar Şahı » (le Shah des Trompeurs) de Atıf Yılmaz, « Kırık Çanaklar » (Les Pots Cassés) et « teşten Damla » (La Goutte de Feu) de Memduh Ün. L’essai d’Atilla Tokatlı « Denize İnen Sokak » (La Rue qui Descend à la Mer), échec commercial, gagne le prix d’honneur au festival de Locarno.

Vaste public, moyens accrus, se développent alors des studios, dont les plus célèbres sont ceux de Yesilsam. Situés dans la rue du même nom, ils concentreront les sociétés de production, et deviendront le symbole du cinéma commercial turc. Ils connaîtront leur âge d’or ente 1963 et 1975. Si Henri Langlois, natif d’une Smyrne à l’époque ottomane, fonde la cinémathèque turque en 1965, si le festival d’Istambul sort des limbes, la production des studios se cantonne à des productions fort médiocres. Un public venu de l’exode rural se presse en masse pour voir les films centrés autour de Kemal Sunal, le « Jerry Lewis turc », ou les kitchissimes westerns de l’incroyable Cüneyt Atkin (entre la cavalerie ottomane et les « indiens » byzantins, les mélodrames « arabesk », donnant dans le mauresque sirupeux. Mais saturés d’histoires répétitives, lassés des quatre ou cinq inamovibles vedettes, attirés par la télévision, aspirés par les films des majors américaines qui seront massivement distribués à partir de 1980, les spectateurs ne suivent plus.

La désaffection du public, le coup d’état militaire de 1980 et la censure qui l’accompagne font des ravages dans l’économie du système de production turc. De plus de trois-cents films par an, la production se réduit à une vingtaine de titres. Un nom surgit alors qui symbolisera la renaissance du cinéma turc. Yilmaz Güney. De sa prison, il avait fourni en 1978 à Zeki Ökten le scénario de l’excellent « le troupeau » , un film sur le conflit des générations et la fin de l’ordre patriarcal, sur l’exode rural . Un film universel sur l’ancien et le nouveau, en même temps qu’un film enraciné dans la réalité turque, un mélodrame poétique et politique (Léopard d’or à Locarno en 1979). Et puis, en deux années, Yilmaz Güney dresse la renommée du cinéma turc en signant consécutivement l’admirable Yol (palme d’or en 1982, ex-aequo avec Missing de Costa Gavras), et Mur en 1983, également primé à Cannes.

Cette reconnaissance du cinéma turc permettra sa renaissance. Aujourd’hui partagée entre un cinéma d’auteur reconnu à l’étranger mais qui n’a encore trouvé dans son pays d’origine qu’une faible reconnaissance, et un cinéma commercial à succès qui cherche à ne pas renouveler ses erreurs anciennes, la production turque connait un véritable renouveau.

Du côté du commercial, les grosses productions s’autorisent des problématiques brûlantes comme la question des frontières, la modernité, les atteintes aux droits de l’homme, la vendetta. Premier aux box-office de 1993, « Le Bandit » de Yavuz Turgul évoque le retour au pays d’un bandit d’honneur retrouvant son village sous les eaux. En 2000, « Byzance la décadente », une bouffonnerie décadente très orientée sur l’esprit des Monty Python, se base sur le rapport des turcs à l’héritage byzantin. « Abuser Baklava » de Metin Apkinar retrace en 2001 l’histoire d’un chanteur de variété aux liens avérés avec la mafia, dénonce la surmédiatisation des chanteurs du style arabesk. La même année, « Visiontélé » de Yilmaz Erdogan et Ö faruk Sorak, plus gros budget de l’histoire du cinéma turc avec deux millions de dollars, pulvérise à son tour tous les records commerciaux en relatant toutes les transformations liées à la modernité dans un village anatolien. Un film intelligent qui évoque le problème de Chypre et montre bien quelle est aujourd’hui l’état de la société civile sur le problème de l’ouverture de la Turquie vers l’extérieur. Inspirées sont également des productions comme celles du vétéran Atif Yilmaz (Egreti gelin). La modernité de ce cinéma vient de ce qu’il n’hésite pas à questionner son Histoire passée et parfois douloureuse (Hiçbiryrerde, Bulutlari beklerken, Waiting for the clouds), de sa capacité à témoigner de ses blessures (Fratricide, Fotograph, Oyun).

Mais à côté de ces grosses productions existe un cinéma d’auteur . Qui s’ auto-produit pour rester indépendant. Qui rencontre parfois le succès comme « Commissaire Shakespeare », pièce déjantée montée dans un commissariat, connaîtra en 2000 le succès en présentant une juste critique de la réalité sociale à travers la prostitution, les passages à tabac, la représentation de la fracture sociale. Ou « les éléphants et la pelouse » de Dervis Zaïm,qui, à travers le scandale de Susurluk (accident de voiture qui révéla en 1996 l’implication d’hommes de pouvoir dans le trafic de drogue, entre autres) , dénonce les maux de la société turque contemporaine, corruption, terrorisme kurde, répression militaire. Ali Özgentürk, lui, dénonce en 2000 la traite des femmes dans Balalayka, un road-movie sur le long voyage en bus d’ un groupe de jeunes russes vouées à la prostitution dans Istambul.

Il faut citer dans ce « nouveau cinéma » Zeki Demirkubuz (Masumiyet / Innocence en 1998) mais aussi ceux de Nuri Bilge Ceylan, récompensé à Angers pour « Kasaba « (1998) et « Mayis Sikintisi / Nuages de mai (2001) », un film magnifique tout de langueur et de subtilité. Nuri Bilge Ceylan connaîtra la consécration à Cannes avec Uzak, grand prix du jury et d’interprétation masculine en 2003, puis avec Climats (voir notre critique dans la rubrique du même nom). S’il est aujourd’hui le cinéaste turc le plus couramment présenté dans les festivals internationaux, il fait partie d’une génération de réalisateurs nés autour de 1960, dont les noms restent encore confidentiels en dehors de leur pays et dont les films sont encore trop peu distribués : Zeki Demirkubuz, Yeþim Ustaoðlu, Kazim Öz, Semih Kaplanoðlu, Tayfun Pirsemiloðlu, Ahmet Uluçay, Pelin Esmer. Se côtoient aujoud’hui des oeuvres personnelles, exigeantes, souvent auto-produites comme celles notamment de Zeki Demirkubuz,

Le jeune cinéma d’auteur survit en grande partie grâce au fond Eurimages du conseil de l’Europe, et nombre de jeunes réalisateurs turcs tournent de ce fait des coproductions ou produisent directement à l’étranger. « Tableau de famille »-2001- et « la fenêtre d’en face »-2003- de Ferzan Özpetek ont été produits en Italie, « Head on »-2004- et « Crossing the bridge, sounds of Istambul »-2005- de Fatih Akin, « Dealer »-1999- de Thomas Fezen en Allemagne. Ce dernier film, primé au festival de Berlin, est certainement une des meilleures descriptions du milieu de la petite délinquance allemande.

La sortie en Turquie de Yol après plus de quinze ans d’interdiction, l’avènement d’une nouvelle génération de réalisateurs marquent une maturité du cinéma turc d’aujourd’hui.. Ce cinéma-là plonge dans l’identité nationale et dans son évolution. A nous de savoir le regarder pour notre plus grand plaisir, d’abord, mais aussi pour mieux comprendre les enjeux de l’histoire contemporaine.


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2soleil Re: historique du cinema turc le Lun 26 Juil - 20:58

olib

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Le triomphe du cinéma d'auteur turc

Nous venons de vivre un drôle de Festival de Cannes. La sélection, image fidèle de l'état du monde cinématographique, a été bien médiocre. Le palmarès (1) balaya alors, d'un revers de main certainement pas méprisant mais volontariste, tous les produits haut de gamme de l'industrie cinématographique dominante, jusqu'aux films les plus ambitieux, comme l'exceptionnel "Dogville" de Lars von Trier. Le traitement académique des thèmes éculés ne pouvait évidemment pas séduire le jury qui a par ailleurs préféré écarter, comme l'a précisé son président Patrice Chéreau, toutes les œuvres violentes ou pessimistes. Il ne restait plus beaucoup de candidats! De nouvelles formes de narration, développées par des cinéastes qui avaient une vision personnelle des réalités de notre monde en pleine dérive, ont ainsi été récompensées.

Palmarès serré, cinéma d'auteur consacré

Finalement seuls deux films, parmi vingt en compétition, se sont taillés la part du lion. Gus Van Sant, cinéaste américain indépendant et le réalisateur turc solitaire, Nuri Bilge Ceylan, primés deux fois chacun, avec respectivement "Elephant" et "Uzak" (Lointain), apparaissent en effet comme les vainqueurs indiscutables de ce 56ème Festival de Cannes. L'autre doublon, attribué au cinéaste canadien Denys Arcand, tente de rétablir un certain équilibre en consacrant un film de divertissement intelligent, même si "Les Invasions barbares" reste platement classique, voire banale dans sa forme. Quant au Prix du jury, une sorte de prix de consolation attribué à la jeune iranienne Samira Makhmalbaf, il remet les pendules à l'heure du cinéma d'auteur. "A cinq heures de l'après-midi", film laborieux dans sa forme poétique et esthétisante, n'exclut pas, par bonheur, l'analyse et la satire politique.

En fin de compte, ce palmarès plutôt provocant mais cohérent, portant la marque d'un Patrice Chéreau sûr de sa ligne artistique, souligne finalement, autant par ses rejets que les titres consacrés, la médiocrité et le malaise ambiants. Le cru 2003 aura été sans étincelles, sans véritable moteur et sans conviction forte. Ce constat révèle une inquiétude diffuse des cinéastes face au monde devenu aussi incertain que difficile à cerner, donc à comprendre et plus encore à porter à l'écran dans toute sa complexité.

Quelques questions de fond

Il était alors normal que quelques questions de fonds resurgissent. Le Festival de Cannes doit-il devenir la citadelle du cinéma d'auteur mondial ? Le cinéma de création -souvent boudé par le grand public dont la curiosité et le désir de découverte sont de plus en plus anesthésiés par les produits formatés aux normes des grands studios de production- a certainement besoin du soutien actif de grandes manifestations internationales. Bien entendu, Hollywood serait ravi de voir Cannes devenir sa vitrine. Les Européens auraient sans doute voulu que le festival soit leur fidèle allié face à la domination des américains qui d'ailleurs, se moquent pas mal de l'exception culturelle chère au vieux continent…

Compétition entre les pays du G8?

Quant aux cinématographies émergeantes, peu diffusées jusque dans leurs pays d'origine, que peuvent-elles attendre exactement de Cannes ? Les plus pessimistes répondront à cette question par une retentissante "des miettes"! Il est vrai que la compétition cannoise avait, plus particulièrement cette année, l'allure d'un concours cinématographique du G8. Cinq films français, trois américains, deux japonais, un canadien, un anglais… Nous voilà déjà aux deux tiers de la liste! Certes, c'est un constat accablant; mais enfin, soyons sérieux! L’appréciation de la qualité artistique, forcément subjective, ne doit-elle pas primer sur toute autre considération géographique ou, pire encore, politique? Il serait absurde et suicidaire de vouloir rétablir, par exemple, une sorte de quota pour les "cinématographies pauvres". La présence au palmarès des films venus d’Iran et de Turquie, seuls représentants des cinématographies non dominantes, mais choisis pour leurs qualités intrinsèques et non pour leur appartenance à une «culture différente», rappelle d'ailleurs que l'art véritable ne peut souffrir d'aucune autre considération que sa valeur propre et qu'il finira par s'imposer d'où qu'il vienne.
Nuri Bilge Ceylan, héros malgré lui

Dans ce climat de flou artistique et de stratégie culturelle difficile à définir, le cinéma turc s'est trouvé porté en haut des marches, presque malgré lui. Personne, pas même le réalisateur-scénariste-producteur de "Uzak", Nuri Bilge Ceylan lui-même, ne rêvait d'une telle réussite.

Disons le sans détour, le succès obtenu par ce double prix constitue une véritable première dans l'histoire du cinéma turc qui compte à son actif, tout de même, près de sept milles titres en 90 ans d’existence. Une première, malgré la Palme d'or partagé par Yılmaz Güney en 1982 avec Costa Gavras. Une première également pour le cinéma d’auteur turc, bien que Nuri Bilge Ceylan soit le quatrième réalisateur à être sélectionné en compétition officielle à Cannes.(2)

En effet, même les plus sceptiques n’ont pu trouver dans le choix de Gilles Jacob et Thierry Frémaux de présenter "Uzak" en compétition, aucune autre raison que des considérations purement artistiques. Avec les deux films de Yılmaz Güney, ce n'était pas le cas. Güney, l'un des plus grands réalisateurs turcs, n'était pas que cinéaste aux yeux des médias de l’époque. Il venait de s'exiler en France en s'évadant de prison et le gouvernement de la Turquie l'avait déchu de sa nationalité pour haute trahison ! Quant au remarquable film d'auteur de Tevfik Baser, il concourrait sur la Croisette, en 1991, sous les couleurs allemandes.

"Uzak", film à petit budget de fabrication quasi artisanale, s'est imposé d'abord par sa beauté visuelle, puis par sa sensibilité poétique. Ses autres qualités, la cohérence de la mise en scène et le parti pris minimaliste, finirent par installer ce film, dès sa présentation en début de festival, parmi les candidats à la Palme d’or. Les critiques sollicités par différentes publications pour distribuer des étoiles le placèrent même en deuxième position juste après le malheureux «Dogville». En fait, «Uzak» séduisait plus par sa forme que son contenu. Mais quelle histoire Nuri Bilge Ceylan nous raconte-t-il finalement ? Justement, il ne raconte pas une histoire au sens habituel du terme, mais il nous donne à voir des tranches de vies qu’il met en scène avec beaucoup de distance et retenu, presque comme s’il s’agissait de nature-morte. Il se contente d’observer froidement ses deux personnages qui flottent en apesanteur, tant leurs soucis existentialistes les poussent vers une mélancolie profonde dont on ne saura rien sur les causes. Mahmut est photographe. Venu à Istanbul de sa campagne natale, il a réussi, au prix de beaucoup d'efforts et de sacrifices, à s'imposer par son seul art dans cette jungle. Mais il n'y croit plus à la photo et traîne sa caméra et son mal être sur les bords du Bosphore. Il s'enferme souvent dans son appartement trois pièces qui lui sert également d'atelier. Avachi devant la télé, il passe et repasse les films de Tarkovski, entrecoupé d’un porno, histoire de changer les idées et tromper l’ennui. Il avait rêvé d'être cinéaste. Il n'a plus envie de rien. Séparé de sa femme, sa vie sentimentale est un autre échec que quelques liaisons sans conviction soulignent davantage l’ampleur… Un jour, son jeune cousin, chômeur, débarque à Istanbul et s’installe chez lui. Là bas, au bourg, la seule usine a fermé. Plus aucun espoir de trouver du travail. Il aimerait bien s’engager dans la marine marchande pour fuir, pour voyager sans but précis, tout en gagnant sa vie… Nuri Bilge Ceylan se garde bien d'utiliser des métaphores qui nous permettraient de mieux situer ses personnages dans la Turquie contemporaine. Il préfère laisser son spectateur seul interprète de ces trajectoires qui n’évoluent guère. Le refus d’expliquer, encore moins de sonder les profondeurs de la démotivation qui enlace ses personnages, fait que ce beau film est en fait un constat figé d’une sombre réalité. Avec très peu dialogue, Nuri Bilge Ceylan nous donne à voir l’impossible adaptation à la vie citadine, voire à la vie contemporaine tout court. Istanbul, admirablement filmé, devient alors le troisième héros du film, un personnage à part entière, à peine plus vivant que les deux autres…

Plus de spectateurs potentiels en dehors de la Turquie

Le fait que cette exceptionnelle réussite du cinéma turc, -certes due en partie à la chance d'avoir été jugé par un jury présidé par Patrice Chéreau dans une sélection cannoise très moyenne- intervient juste au lendemain de la consécration de la Turquie à l'Eurovision, a remonté le moral de tout un peuple, finalement très chauvin.
Pourtant, cette fierté de circonstance ne suffira certainement pas à déplacer les foules pour aller voir "Uzak". La chanson interprétée par Sertab Erener qui remporta le samedi 24 mai le concours de l'Eurovision, (ses paroles en anglais, a d'ailleurs été un vif sujet de polémique) passera sur les ondes des radios et télévisions turques bien plus de fois que le film de Nuri Bilge Ceylan aura de nouveaux spectateurs. Distribué il y a six mois, avec seulement cinq copies, "Uzak" n'a été vu que par moins de quinze mille spectateurs turcs ! Après la victoire à Cannes, il y en aura peut-être encore autant dans les grandes villes, c’est tout.

Une chose est certaine, ce film qui a triomphé à Cannes sera distribué dans plusieurs dizaines de pays et les cinéphiles étrangers seront nettement plus nombreux que les Turcs à avoir vu "Uzak".
Avec ce troisième long-métrage, Nuri Bilge Ceylan, vient de loin… Mais il est capable d'aller encore plus loin, surtout quand il réussira à aimer davantage ses personnages pour pouvoir leur proposer des trajectoires dynamiques, en leur insufflant un minimum de désir pour vivre et d'intérêt au monde qui les entoure.
(1) PALMARES DU 56ème FESTIVAL DE CANNES

Palme d'or: Elephant de Gus Van Sant, USA

Grand Prix: Uzak (Lointain) de Nuri Bilge Ceylan, Turquie

Prix d’interprétation féminine: Marie-Josée Croze dans Les Invasions barbares de Denys Arcand, Canada

Prix d’interprétation masculine: Mehmet Emin Toprak (à titre posthume) et Muzaffer Özdemir dans Uzak de Nuri Bilge Ceylan

Prix de la mise en scènce: Gus Van Sant pour Elephant

Prix du scénario: Denys Arcand pour Les Invasions barbares

Prix du jury: A cinq heures de l’après-midi de Samira Makhmalbaf, Iran

Caméra d’or: Reconstruction de Christoffer Boe, Danemark


(2) LE CINEMA TURC AU FESTIVAL DE CANNES

A) Films turcs sélectionnés pour la compétition officielle (1946 - 2003):

Longs-métrages:
- Yol de Yılmaz GÜNEY / Şerif GÖREN 1982
(a partagé la Palme d’or avec Missing de Costa GAVRAS)
- Duvar (Le Mur) de Yılmaz GÜNEY 1983
- Elveda Yabancı (Adieu l’étrangère) de Tevfik BAŞER 1991
- Uzak (Lointain) de Nuri Bilge CEYLAN 2003

Courts-métrages:
- Koza ( Cocon) de Nuri Bilge CEYLAN 1995
- Kıyıda (Sur la côte) de Ebru YAPICI 1998


B) Films turcs sélectionnés dans les sections parallèles:

1- Semaine de la Critique Internationale (1962-2003)
- 40 Metrekare Almanya (Allemagne, 40 m2) de Tevfik BAŞER 1986
- Dolunay (Pleine lune) de Şahin KAYGUN 1988
- Benim Sinemalarım (Mes cinémas) de FÜRUZAN ve Gülsün KARAMUSTAFA 1990
- Robert's Movie de Canan GEREDE 1991
- Gemide (Dans le bateau) de Serdar AKAR 1999

2- Quinzaine des Réalisateurs (1969-2003)

- Umut (Espoir) de Yılmaz GÜNEY 1971
- Hazal d’Ali ÖZGENTÜRK 1980
- At (Cheval, mon cheval) d’Ali ÖZGENTÜRK 1982
- Dilan d’Erden KIRAL 1987
- Herşeye Rağmen (Malgré tout) d’Orhan OĞUZ 1988
- Sis Lle Brouillard) de Zülfü LİVANELİ 1989
- Hamam de Ferzan ÖZPETEK 1997
- Bir Parça Özgürlük (Kleine Freiheit)de Yüksel YAVUZ 2003

2- Un Certain Regard (1978-2003)

- Yer Demir Gök Bakır (Terre de fer ciel de cuivre) de Zülfü LİVANELİ 1987
- Gece Yolculuğu (Voyage de nuit) d’Ömer KAVUR 1988
- Akrebin Yolculuğu (La Tour de l’horloge) d’Ömer KAVUR 1997
- Harem de Ferzan ÖZPETEK 1999
- Itiraf (L’Aveu) de Zeki DEMİRKUBUZ 2002
- Yazgı (Le Destin) de Zeki DEMİRKUBUZ 2002


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3soleil Re: historique du cinema turc le Lun 26 Juil - 21:44

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c'est bien reussi !


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4soleil Re: historique du cinema turc le Lun 26 Juil - 22:08

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metallica a écrit:c'est bien reussi !
ohhhhhhhhhhhhhhhhhh ouiiiii, moi je perd la tete avec toutes leurs series, je les suis sur internet, je te dis pas je fais que ca, j'adore. Ils ont explose tous les cinemas alors les egyptiens devant eux, ils sont minuscules.


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5soleil Re: historique du cinema turc le Lun 26 Juil - 22:17

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ah oui hablou lghachi ces feuilletons sauf moi wink
bien fait pour les pauvres egyptiens , contente pour eux Twisted Evil


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6soleil Re: historique du cinema turc le Lun 26 Juil - 22:23

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metallica a écrit:ah oui hablou lghachi ces feuilletons sauf moi wink
bien fait pour les pauvres egyptiens , contente pour eux Twisted Evil
mais toi si tu regardes les histoires vraies et de theme politique tu aimeras peut etre, c'est plus realiste.


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7soleil Re: historique du cinema turc le Mar 27 Juil - 0:35

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metallica a écrit:ah oui hablou lghachi ces feuilletons sauf moi wink
bien fait pour les pauvres egyptiens , contente pour eux Twisted Evil
mais toi si tu regardes les histoires vraies et de theme politique tu aimeras peut etre, c'est plus realiste.
Rolling Eyes Rolling Eyes chépo Rolling Eyes je suis tres difficle moi wink


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8soleil Re: historique du cinema turc le Mar 27 Juil - 10:51

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bien fait pour les pauvres egyptiens , contente pour eux Twisted Evil
mais toi si tu regardes les histoires vraies et de theme politique tu aimeras peut etre, c'est plus realiste.
Rolling Eyes Rolling Eyes chépo Rolling Eyes je suis tres difficle moi wink
hiiiiihhh djerbi berk, tu perds rien wallah. naughty


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9soleil Re: historique du cinema turc le Mar 27 Juil - 13:32

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bien fait pour les pauvres egyptiens , contente pour eux Twisted Evil
mais toi si tu regardes les histoires vraies et de theme politique tu aimeras peut etre, c'est plus realiste.
Rolling Eyes Rolling Eyes chépo Rolling Eyes je suis tres difficle moi wink
hiiiiihhh djerbi berk, tu perds rien wallah. naughty
nchallah Laughing


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10soleil Re: historique du cinema turc le Mar 27 Juil - 13:58

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metallica a écrit:ah oui hablou lghachi ces feuilletons sauf moi wink
bien fait pour les pauvres egyptiens , contente pour eux Twisted Evil
mais toi si tu regardes les histoires vraies et de theme politique tu aimeras peut etre, c'est plus realiste.
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nchallah Laughing
eh bein je te jure, j'ai appris un tas de chose sur les magouilles des etats et comme ils se ressemblents tous...hein tu comprends ce que je veux dire.....les magouilles, les scandales, les assassinat masqués ... etc


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11soleil Re: historique du cinema turc le Mar 27 Juil - 16:09

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metallica a écrit:ah oui hablou lghachi ces feuilletons sauf moi wink
bien fait pour les pauvres egyptiens , contente pour eux Twisted Evil
mais toi si tu regardes les histoires vraies et de theme politique tu aimeras peut etre, c'est plus realiste.
Rolling Eyes Rolling Eyes chépo Rolling Eyes je suis tres difficle moi wink
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eh bein je te jure, j'ai appris un tas de chose sur les magouilles des etats et comme ils se ressemblents tous...hein tu comprends ce que je veux dire.....les magouilles, les scandales, les assassinat masqués ... etc

oui oui fhamtek j'essayerai nchallah


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